MURMURE MOI PLUS FORT I

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Un coquillage accroché à la hauteur du visage enregistre les messages, les murmures, des spectateurs puis les transmet à une autre conque en verre posée sur un banc qui diffuse un son intérieur, de bruit inaudible, vibrant dans la matière. La coquille est inspirée du coquillage appelé « Phalium glaucum » venant des Philippines. Le coquillage a été numérisé à l’aide d’un scanner puis modifié d’après un de mes dessins sur un logiciel (Cinema 4D). La pièce en porcelaine a été fabriquée a l’aide d’une imprimante 3D. Le manteau du mollusque est l’organe qui incombe de construire la coquille. Il s’écrête une matrice de la même façon que l’impression 3D construit sa forme en spirale logarithmique. Le coquillage « oreille » écoute et enregistre des fragments sonore, du silence, du bruit, des voix. Parler direct à l’objet, sans improviser sa phrase. Une voix ni parlée, ni chanté. Une voix qui oscille entres les deux. Se souvenir, ré-évoquer le passé, le faire survenir. C’est une « écume » sonore.

La sortie alimente l’entrée, l’entrée alimente la sortie. Agir et réagir, stimuler et répondre, le tout simultanément. Parler au coquillage est une forme d’écriture ou de dessin invisible, il est le récepteur, puis écouter le coquillage réceptif et émetteur.

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Capture d'écran de la numérisation du coquillage « Phalium glaucum »

Logiciel "Cinéma 4D"

IUT (Institut Universitaire Technologie), Limoges, France

Murmure moi plus fort I, 2020

Impression 3D en porcelaine

23 x 15 cm

Laboratoire "La Céramique Comme Expérience"

Beaux-Arts, Limoges, France