LA NAISSANCE DE LISA

La Naissance de Lisa, 2025
Verre, verre antique, transfert sur verre, plomb, étain, acier, bronze
150 x 70 cm
Suspendue sur la tombe de Lisa Gherardini (La Joconde)
Musée Saint-Orsola, Florence, Italie
© Claudio Ripalti
La Naissance de Lisa a commencé à Florence — ma première rencontre avec la ville. Là, j’ai recueilli des textures, des matières et des empreintes in situ : à Sant’Orsola, dans les rues, les jardins, sur les murs de la cité. De retour à Paris, dans l’intimité de mon atelier, j’ai poursuivi le processus avec des dessins et des séances photographiques avec des
modèles vivants — Zoé et Léa (mère et fille), ainsi que moi-même. Une longue période de composition a suivi, avant d’imprimer directement les textures et les matières dans le verre. J’ai ensuite envoyé le verre imprimé à l’atelier
Polloni de Florence, où j’ai travaillé en étroite collaboration avec les maîtres verriers florentins.
Ensemble, nous avons sélectionné différents types de verre — certains soufflés à la bouche (verre antique) — et les avons assemblés selon les techniques traditionnelles du vitrail.
L’oeuvre est encadrée d’acier sombre, dans lequel j’ai intégré une poignée ancienne en bronze— évoquant à la fois l’ouverture d’une porte et ou d’une fenêtre. Une invitation. Dans cette oeuvre, Lisa (La Mona Lisa) devient une figure hybride, une chimère, une mémoire de l’âme. À travers ses strates, ses cicatrices, ses peaux superposées, elle incarne l’esprit persistant d’un lieu marqué à la fois par la souffrance — et par la renaissance.
Ensemble, elles se guident vers un nouveau chemin — un chemin de résilience.
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