LES SOUPIRS

Les Soupirs, 2019 (extraits de 15 sec)

Orchestre sonore et visuel 

Dimensions variables

Pièce réalisée au sein d'une résidence artistique 

"Céramique Comme Expérience", ENSA, Limoges

Les Soupirs sont une installation de trois tableaux, ces trois films créent un orchestre sonore et visuel.
Mon intention se porte sur la relation charnelle que peut avoir un artisan avec sa matière, entre la main et le médium, le corps et la forme. Les mains prédominent le cadre de l’image, par les plans serrés choisis. 
La main de l’artisan jouant avec sa matière comme un musicien avec son instrument. C’est une chorégraphie.

Le tactile devient auditif. Chaque Soupirs possède des caractéristiques différentes. 
Tableau 1 : La main d’une femme caresse du plâtre sur un tour de potier, ses doigts sont soignés et délicats. Une tension est donnée entre la douceur de la main et la matière desséchée. La lumière est chaude, elle se dépose sur la peau et la matière donnant une certaine tendresse et volupté à l’image. La main épouse la courbe, elle tourne et le corps suit le mouvement, créant un bruit de frottement, de caresse. Ce bruit est comme un souffle, du vent. 

Tableau 2 : La main écorchée, sale et rugueuse d’un artisan caresse et fait tinter du cristal de Saint-Louis. Cette main est la main d’un souffleur de verre de Meisenthal, une main dominante créant un contraste avec la pureté et la finesse de son instrument.

C’est un clair-obscur. Son geste circulaire et doux est de plus en plus rapide et enivre le spectateur. Le cristal chante. Le son est comme les chants sacrés du Tibet extrêmement puissant pour la méditation, il résonne en nous. L’image et le son sont hypnotiques. Le sens horaire du geste nous renvoie au temps qui passe.
Tableau 3 : C’est la main d’une testeuse de porcelaine, elle fait tinter la porcelaine et écoute attentivement sa résonance, pour vérifier si la pièce n’est pas fêlée ou ébréchée. La lumière est froide, presque bleue. La main appartient, en fait, à celle d’un homme. C’est un gong.

Les ondes sonores voyagent, elles résonnent entres les rivages et s’échappent dans les airs pour osciller entres les murs de la pièce, de l’espace. Un vertige est donné en écoutant les longues notes résonner et en regardant les images en boucle. Se sentir dérouté et enivré par leur dialogue, leur chant.

Les Soupirs, 2019 

Orchestre sonore et visuel 

Installation et projection sur trois cimaises 220 x 180 cm 

Dimensions variables

Galerie 1, école des Beaux-arts, Limoges, France

Entre chien et loup, 2020 

Exposition collective et virtuelle en 360°

Le Laboratoire de recherches " La Céramique Comme Expérience"

Le Four des Casseaux (Monument historique), Limoges, France