SHIBARI

Shibari, 2016

Latex, corde de chanvre, oxygène

Exposition : "SOLI SOL SOLI" Maison des Arts de Bruxelles

À l’aide d’une corde de chanvre, j’ai capturé l’insaisissable. Une bulle. Elle est gonflée par mon souffle, et ensuite emprisonnée, entravée par des noeuds puis accrochée en suspension du plafond au sol.

 

Je l’ai appelé «Shibari», qui signifie en japonais «attaché;lié» cette pratique ancestrale japonaise du XVème siècle était une forme de torture, elle servait à immobiliser le prisonnier avec des cordes afin de le contraindre de tout mouvement.

 

Les photographies de l’artiste japonais Nobuyoshi Araki m’ont beaucoup inspirée.

J’ai cherché à invoquer un processus de contrainte et d’oppression, une sorte de captivité mentale.

 

Cette bulle de 90cm de diamètre finit par se libérer de ses liens, comme par épuisement, au bout d’une dizaine de jours, le combat s'achève.

 

J’ai installé la sculpture de différentes façons, au sol par exemple, au fil de l’exposition selon la luminosité de la pièce et du temps, la bulle se transforme et change notre perception, de jours telle une perle, de nuit la transparence est révélée par la lueur de la lune.