LA MAIN

La mainClara Rivault
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La Main, 2018

Enceinte, trépied et transfert au sol

"Aussi pâle que le plafond du living",

exposition "Groupshow"

La Maison des Arts de Bruxelles, Belgique

À partir d’un récit intime et familial, j’ai réalisé un travail sur l’effacement progressif de la mémoire. Une enceinte imposante, hissée à hauteur d’homme, murmure à l’oreille du visiteur des bribes d’un entretien, entrecoupés de silences. La séquence sonore, d'à peine quelques minutes, laisse entendre la voix hésitante de ma grand-mère, atteinte d’Alzheimer. Elle y évoque le souvenir de la destruction de sa maison pendant la seconde guerre mondiale et celui de sa mère, qui y a perdu la vie et dont elle a retrouvé sa main.

Les quelques mots que je fais passer en boucle, révèlent à la fois le trouble d’une mémoire altérée et le repli volontaire vers l’oubli.
Mon intention se porte sur la sélection de sa mémoire et sur le fait qu’elle finit par illuminer son souvenir.

La Main, 2018

Enceinte, trépied (face à une fenêtre)
“Anywhere but HERE”, exposition "Groupshow"

Musée National d’art contemporain Sczcecin, Pologne

Après l'écoute de la pièce sonore.

L’agrandissement en transparence de la petite photographie retrouvée. La maison en ruine est posée au sol et se laisse fouler par les visiteurs. Ce transfert est comme un tatouage, une marque, une trace indélébile.
Le spectateur est contraint de marcher sur la photographie, de la traverser.
Marcher sur une oeuvre, marcher sur une ruine. Je pense aux ruines d’Alep ou d’ailleurs. Piétiner un souvenir que l’on souhaite oublier. 

“ Il y avait que des pierres ... Que des pierres ... Que des pierres ...”

La Main, 2018

300 x 170cm

Transfert photographique sur béton

"Greylights Projects", exposition "Groupshow"Bruxelles 

La Main, 2018

300 x 170 cm

Transfert sur marbre

"Anywhere but HERE", Exposition au Musée national contemporain, 

Szczecin, Pologne